Les photos sont de Michael Schlegel.

Blancs brumeux jamais brûlés, noirs denses. Traces et coulées de pétroles en chemins aqueux. Repères bouleversés. J’en ai goûté du bout des yeux des photos, j’en ai avalé parfois mais celles-ci je les ingère sans savoir par où j’ai commencé. J’ai vu des routes d’eau noircie je ne savais plus la rive ou le lit. J’ai vu des pépites de roches dont j’ai ignoré la nature réelle. Je me suis laissé traîné dans ce monde nouveau de tirages mous en gris subtils. Au final, je me suis fait ingérer par ces traces, ces esquisses. J’ai tellement cherché le comment que je ne sais plus pourquoi.

J’ai vu des objets photographiques difficiles à saisir et émouvants. J’avoue avoir eu à me perdre pour déchiffrer ces images, savoir si le blanc et le noir n’avaient pas été inversés. Je ne sais pas bien de quelle ressource il s’est agi dans cette plongée, si le photographe les avait mises là lui-mêmes…

En photo, il y a faire de la carte postale et du cliché reproduit et puis il y a les photos de types comme Michael Schlegel, qui ont su s’approprier la chose avant d’en dépasser les codes et de créer un standard nouveau.

Le reste est à découvrir ici

>>> http://www.flickr.com/photos/sleachim/