Olivier Valsecchi ne fait pas partie de ces photographes qui font des images mais des photographies. La première chose qui frappe l’oeil quand on observe les nombreux carrés produits (il fait aussi des rectangles) est la facilité avec laquelle la photo fonctionne en tant qu’image justement. Elle nous rentre techniquement par les yeux sans heurt, elle nous touche alors au point qu’on y vient et qu’on y revient sans se lasser, découvrant chaque fois des nouveautés.

Le moteur de mes retours sur ces photos est la subtilité avec laquelle j’ai l’impression que le chemin de lecture emprunté par l’oeil est crée : par le jeu des intensités de lumière. Je suis (du verbe suivre) le plus souvent les lignes de grains blancs dans tous les sens. De circonvolutions en survols, les photos restent inépuisables.

J’aurais bien abordé dans ce post la question de la nudité, du comment on la rend. Mais une phrase de l’auteur dans un mail tout frais ne cesse de tourner dans ma tête : « Que dire, mes photos ne sont pas des nus. Ce n’est pas de la photo de nu. Le corps est présent dans sa nudité, mais elle est si accessoire qu’on l’oublie, en tout cas je l’espère »…

Du coup, je laisse volontairement la question en suspens. Qui sait si quelqu’un y répondra.

Le reste des photos :

Olivier Valsecchi