Il y a un an environ…

miroirs déformants


VOYEZ PLUS LARGE !

Il y a certes des mots qui s’ajoutent à cette image. Non par nécessité mais par volonté pure.

Il y a des reflets sans miroir. On peut les contempler. Ils jouent avec les couleurs, doublent et déforment, comme cet arbre qui semble réapparaître dans le grillage brûlant.

Il y a toutes ces lignes qui ne nous y mènent pas, on ne sait même pas à ce où.

Dans la vapeur, tels ce que l’on perçoit comme des gaz qui longent le bitume en été, qui soulèveraient presque les rideaux fins au-dessus des radiateurs en hiver, des blocs, des murs, des rideaux, de l’atmosphère troublée.

Et comme une discipline, cette mesure spot. Océan délimité de grillage militarisé rouillant. Hommage à Walt Kowalsky.

J’aime voir cette image en trois plans, comme un dépliant, un menu de restaurant tout en hauteur. J’aime voir ces deux blocs de maison qui dialoguent sans être sur le même plateau de pensée. Je les trouve rassurants. Le barbelé n’est pas méchant, il est un détail de complexité.

J’aime mieux voir cet arbre torturé et fumé.

Bashung est mort hier, et ça fait quelque chose, oui ça change la vie. Ca fait qu’il n’y aura plus de mots nouveaux dans sa bouche, que ça s’arrête dans le temps.

Je vois déja tout le vomi des émissions de télé qui viendront faire chanter à ces puceaux du sentiments les plus beaux titres du poète interprète, qui viendront à la rencontre du sublime les bras couverts de coke, de fric et de merde, faire prononcer à ces poupées qui chantent en tenant à la main comme le font les animatrices vendeuses des téléshopping leur hymen à vendre, dont les gouttes de sang encore fraîches éclaboussent les sols luisants des plateaux télés.

Je les vois déja nous faire vomir ce qui est au plus profond de nos coeurs de légo.


DarQroom