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Il est écrit quelque part ici que ce blog se voudrait une sorte de manifeste informel pour certains types de photographies, en toute modestie, même mal comprise. C’est le cas.

1126 items composent le stream d’un mystérieux Durrutti Column, qui a volé son nom à un assez célèbre musicien Rock vin Reily  (à moins que ce ne soit lui vraiment, mais je n’ai jamais pensé à lui demander), qui l’avait lui-même volé à la première armée de volontaires anarchistes partie de Barcelone en 36 combattre les franquistes.

Une sombre histoire de tractation d’un « t » et d’un « r » est à noter cependant.

1126 items composent son stream et parmi eux, certains montrent des fesses, des seins et des corps nus. Ce sont ceux que j’ai choisi de montrer. 1126 items au premier abord d’une banalité sans nom et parfois même d’une pauvreté technique apparemment déplorable… J’ai mis du temps à laisser mes yeux entrer dans ces images. J’ai mis du temps à comprendre qu’elle n’étaient pas banales et à assumer les choix faits et exposés devant moi. Quand la photo pro est sans arrêt à la recherche d’une qualité, d’une pureté, d’une exigence graphique accrue, en d’autre termes quand tout un pendant de la photographie la fait entrer dans les arts graphiques comme certains ont fait du sport un métier, il existe des Durruti Column pour être subversifs sans se la raconter, sans se mentir non plus.

J’aime beaucoup la façon dont il photographie souvent cette fille dont on dirait qu’elle est russe, en recommençant, presque pareil, en poussant, en triturant les pixels, en assombrissant, en ne cherchant pas un standard mais un objet à regarder, où poser les yeux. Si malheureusement les pervers se délectent de ses oeuvres car elles n’ont pas toujours la pudeur très standard non plus, ceux qui sont dans une perspective de recherche peuvent se laisser fasciner s’ils acceptent eux aussi d’entrer nus dans les images.

Tout le reste est là :

http://www.flickr.com/photos/79643781@N00/