« Rares sont les poèmes de chance. Ils coulent de la main comme l’ectoplasme de la bouche du médium. Le poète, endormi d’un œil, contrôle la descente » (COCTEAU, Poèmes)

Des corps comme des ectoplasmes secs, aux lignes chevauchées, aux parties parfois manquantes. Des corps contraignant la lecture à un ordre différent. Sens dessus dessous. Rayures volées sur l’ombre comme à l’étalage. Des territoires mal délimités en apparence. Ce que ces lignes forment de vêtements sont des nouveaux corps, tous séparés les uns des autres. Des jambes comme dans des collants dotés de pouvoirs charmants, un bras qui coupe le corps, une main qui disparaît au bout de quelque chose qui n’est déjà plus un bras, habillage vectoriel et décomposition de figures futuristes réalisés par mère lumière au travers d’un vulgaire store. Spécial, l’effet.

Certains sont des statues de chocolat dans lesquelles on peut croquer, c’est juré.

 

 

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