Si la chaussette à rayures colorées sur fond de mur blanc dans une image où l’on exécute sans arrêt les mêmes split-toning est devenue la troisième ressource du fameux moteur de génération de cartes postales nommé « explore » sur flickr après les chatons et les macros de fleurs estampillés « bokeh whore » comme on dit dans le jargon, Kristamas enfonce le Kloush, s’approprie la règle, le genre, le déforme, le maltraite et en fait une parodie hantée.

Une invitation estivale à vous brûler le fond de la rétine en admirant la blancheur de cette peau et la densité de ce noir. Burn. Accablé par une chaleur parisienne qui surprend toujours lors de ses premières attaques sauvages, j’avais cru trouvé dans les trois clichés à suivre une source pour me désaltérer. Un brin faussement vintage, un noir vraiment dur pour une poupée matel de la collection burn in hell if you’re pure.

J’avais cru y trouver du frais, comme au rayon. Et puis en me penchant, je me suis heurté à d’autres types de chaleurs, plus lancinantes. De la fascination à ce tu ne « m’attraperas jamais » fantomatique, j’ai goûté à la torpeur, comme un rayon. Un rayon noir qui s’est abattu quand les yeux ont croisé les yeux…

LISTEN // ECOUTE

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