Stéphane C. ne montre qu’une seule série de photo, la même. Ca donne d’entrée à réfléchir sur ce qu’est une série mais surtout sur ce qu’est un thème ou une unité artistique. Cela fait longtemps que je me pose la question de la limitation des styles, de la contrainte et de la liberté de créer avec ou sans série et ce qui fait que l’on reconnait une œuvre et son origine. Il va de soi, pour moi, que certains photographes ont l’unité miteuse de partis pris copiés et que d’autres composent une œuvre dont chacune des parties ne semble absolument pas aller avec l’autre. Il semblerait pourtant que l’effet de mode soit à l’unité dans la ressemblance.

Pourtant, ce qui donne du sens à l’identique est le dissemblable. Et à la différence les répétitions…

Quand on regarde attentivement les photos que Stéphane C. a sélectionnées pour nous, on se rend compte que la part de noir joue un rôle dans l’unité de l’oeuvre mais aussi que le parti pris technique d’être toujours à la limite du temps de pause le plus lent crée ces effets de surgissement des personnages, qu’ils soient humains ou objets. On se rend compte de plus près que le noir est une scène où se jouent parfois le lisse et le rugueux, le grain et les halos. On se rend compte de plus près que toutes ces lignes qui promènent le regard sont dynamique ou figées… on se rend compte des variations en approfondissant cette trompeuse unité de surface.

Le site de Stéphane C.

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Sa page facebbok

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