JL Picture est un pseudonyme assez tiède en comparaison à l’indéniable chaleur nocturne de ses clichés urbains. Des paysages « classiques », morceaux de villes avec bout de route savamment coupé en premier plan, mouvement des phares des autos, lignes de fuite bien posées, jeux de lumière surchargés de brillance qui redessinent les buildings en silhouettes oniriques, traînées de jaunes, de rose, de la chimie de polaroid comme des friandises pour les yeux. On en goberait, on a envie de goûter, de mettre ses doigts dans la peinture, on a envie d’étaler. Il le fait, lui, d’ailleurs, redessinant par-dessus ses clichés au feutre noirs des petites formes arrondies en réseaux.

JL Picture, ça a été le coup de foudre immédiat pour moi quand je suis tombé dessus. Mais je me méfie toujours de mes coups de foudre en photo car je l’ai facile. Et souvent le deuxième et le troisième coup d’œil finissent de me convaincre que j’ai eu le jugement léger, mielleux, convenant. Au contraire avec JL Picture, en y revenant, je redécouvrais à chaque fois de nouvelles couches aux photos, comme des aplats, des vibrations que je n’avais pas vues ou perçues avant, comme devant un rothko quand on cherche plus profond à regarder et qu’on trouve.

JL Picture, c’est ici et on peut même acheter des tirages

>>> flickr

Je teste sur ce billet une présentation en galerie à cliquer, en espérant que cela convienne, merci de laisser un feedback si nécessaire